"Avec tes yeux silencieux regarde-moi simplement
Et je saurai la manière de Te trouver
Et je saurai où Te trouver Seigneur"
(P. Yogananda)
Le Combat intérieur
Un soir, un vieil Amérindien parlait à son petit-fils du combat qui se
livre à l’intérieur de chacun de nous. Il l’expliquait comme suit:
’Il y a deux loups en chacun de nous’ :
D’abord le loup sombre. C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le
regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, le
ressentiment, l’infériorité, le mensonge, l’orgueil, la supériorité et
l’ego.
Ensuite, le loup blanc. C’est la joie, la paix, l’amour, l’espérance, la
sérénité,l’humilité, la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la
vérité la compassion .
Après être resté silencieux pendant un instant, le petit-fils demanda:
’Grand-papa, quel loup gagne?’
Le Grand-papa lui répondit simplement:
’Celui que tu nourris.’
Deux hommes, les deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un des deux hommes pouvait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer des journées couché sur son dos. Les hommes parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il pouvait voir dehors. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la ville pouvait être vue dans la distance. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par là. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre, il pouvait la voir avec l’oeil de son imagination tellement son compagnon l’a dépeint avec des mots descriptifs.
Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l’infirmière de jour est arrivée pour apporter l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, qui est mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre son corps. Dès qu’il senti que le temps était approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de le transférer et après s’être assurée qu’il était confortable, elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d’oeil dehors. Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu’oeil vu, fut un mur. L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit: « Peut-être, il a juste voulu vous encourager. »
Epilogue… Il y a un bonheur énorme à rendre d’autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, est doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter toutes les choses que vous avez que l’argent ne peut pas acheter. Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle le présent.Anonyme
Tu comptes beaucoup
à mes yeux !
Isaïe 43, 4
Seigneur,
je voudrais t’écrire de beaux poèmes,
te fredonner de douces chansons,
te jouer de grandes symphonies…
Je voudrais te faire mon numéro,
te donner mon spectacle…
Je voudrais te faire rêver un peu,
t’épater vraiment!
Mais voilà !
je ne sais pas aligner les mots
qui font beau,
je ne sais pas fredonner les airs
qui sonnent juste,
je ne sais pas jouer les musiques
qui résonnent bien…
Je ne suis ni clown, ni comédien…
Je ne sais rien faire de tout cela.
Je ne suis qu’un pauvre homme…
Pourtant,
ce que j’ai, je te le donne
de bon coeur.
Ce que je suis, je te l’offre
avec joie.
Et, comme tu m’aimes,
je suis sûr que, pour toi,
mes simples marguerites valent
toutes les roses du monde
et mon humble prière vaut
tous les cantiques des anges.
Merci de m’aimer comme je suis !
Amen.
Jules Beaulac
14 mai 2008